La rénovation urbaine est en danger. C'est ce qui ressort du dernier rapport du Comité d'évaluation et de suivi de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Malgré les nombreux coups qui lui ont été portés par les parlementaires UMP, cette institution parvient à survivre. Mais pour combien de temps ?
La quasi-totalité de ses crédits, soit 11 milliards d'€, ont déjà été affectés et seuls les 2/3 des objectifs quantitatifs fixés par la loi de programmation 2005 seront atteints. Les menaces sur le financement du logement social font craindre une faillite à moyen voire à court terme.
Le gouvernement continue de tenir un discours favorable à la mixité urbaine. Mais dans les faits, il supprime tous les moyens de l'atteindre. Tant que les ministres successifs de l'UMP n'imposeront pas à toutes les villes la construction de 20% de logements sociaux et très sociaux, la mixité restera une vaine incantation.