Justice. C'est bien ce que réclament les Français en s'opposant à la réforme des retraites votée par la droite.
Alors que la majorité municipale UMP de Douarnenez reste bien discrète sur son soutien au gouvernement et essaie de passer sous silence le vote du maire en faveur du texte Sarkozy - Woerth, ces quelques strophes devenues "la" chanson des femmes d'usine douarnenistes, pour les ouvriers et ouvrières d'aujourd'hui.
Refrain
Saluez, riches heureux,
Ces pauvres en haillons
Saluez, ce sont eux
Qui gagnent vos millions.
I
Dès le matin au lever de l'aurore
Voyez passer ces pauvres ouvriers
La face blême et fatigués encore
Où s'en vont-ils ? Se rendre aux ateliers.
Petits et grands, les garçons et les filles
Malgré le vent, la neige et le grand froid,
Jusqu'aux vieillards et mères de famille,
Pour le travail, ils ont quitté leur toit.
II
Ces ouvriers, en quittant leur demeure
Sont-ils certains de revenir le soir ?
Car il n'est pas de jour ni même d'heure
Que l'on n'en voit victimes du devoir !
Car le travail est un champ de bataille
Où l'ouvrier est toujours le vaincu.
S'il est blessé, qu'importe qu'il s'en aille
A l'hôpital, puisqu'il n'a pas d'écus !
III
Combien voit-on d'ouvriers, d'ouvrières
Blessés soudain par un terrible engin
Que reste-t-il ? Pour eux c'est la misère,
En récompense, aller tendre la main.
Et sans pitié, l'on repousse ces braves
Après avoir rempli le coffre d'or.
Les travailleurs ne sont que des esclaves
Sous le courroux des maîtres du trésor.
IV
Que lui faut-il, à l'ouvrier qui travaille ?
Etre payé le prix de sa sueur,
Vivre un peu mieux que de coucher sur la paille
Pour son repos, après un dur labeur
Avoir du pain au repas sur la table
Pouvoir donner ce qu'il faut aux enfants
Pour son repos, un peu de confortable
Afin qu'il puisse se reposer plus longtemps.