Tribune militante - Yannick Poulhazan
9 mars 2008. La liste de Philippe Paul gagne dès le premier tour les municipales. Quelques jours plus tard ce dernier est élu maire et déclare dans son discours d'investiture« qu'il ne sera pas l'homme de la démagogie, l'homme de la politique politicienne ». Bien sûr, « le pluralisme, la confrontation des idées, l'expression de convictions distinctes, animeront les débats au cours des six années à venir ».
Nous aurions aimé pouvoir débattre ainsi, que les idées, les projets se confrontent. Malheureusement, malgré nos nombreuses tentatives, nos questions sont restées sans réponses constructives de Philippe Paul et de son équipe utilisant plus facilement le mépris, l'indifférence, l'esquive.
En attendant, Douarnenez, notre ville, n'avance pas. Beaucoup de dossiers tardent à voir le jour, la situation économique est inquiétante (perte d'emploi, commerces fragilisés, brouille avec la CCI), la vie associative jusqu'alors facteur de dynamisme est muselée du fait de subventions trop souvent insuffisantes.
Aujourd'hui, l'équipe municipale se divise, Philippe Paul a oublié les paroles prononcées le 16 mars 2008 (les a-t-il seulement fait siennes un jour ?), les « ex-amis » s'invectivent via notre presse locale.
Certains d'entre eux oubliant par ailleurs qu'ils ont eu le même comportement envers l'opposition. Aujourd'hui, la majorité municipale, si nous pouvons encore employer ce terme, est discréditée. Cette tragicomédie aura de graves répercussions sur notre ville, les communes de la communauté du pays de Douarnenez et au-delà très certainement. L'image de notre cité est sérieusement écornée.
Votre slogan, Monsieur Le Maire durant la campagne électorale était « Douarnenez, j'y tiens », nous avions de sérieux doutes sur votre ambition pour la ville et vos capacités à la gérer, nous n'en avons plus.