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mardi 22 novembre 2011

Au revoir Danielle



C'est dans la tristesse que se sont réveillés les socialistes ce mardi 22 novembre 2011 matin, en apprenant la disparition de Danielle Mitterrand. Ils ont salué la mémoire d'« une grande dame », « une conscience », une « figure de la gauche ».

François Hollande: « une femme qui a mis son engagement au service des libertés et de la dignité humaine ».

Notre candidat à la présidentielle a salué «une grande dame, engagée très jeune dans la résistance, qui avait mis son courage et son immense énergie au service de la cause qui valait pour elle, celle des libertés». «Avec sa fondation, elle a utilisé, tout au long des deux septennats de François Mitterrand sa grande influence morale pour venir en soutien aux déshérités partout dans le monde, comme pour défendre les droits de l'homme dans les endroits les plus oubliés de la planète», a ajouté François Hollande.


Décès de Danielle Mitterrand l'hommage de... par PartiSocialiste


Martine Aubry, première secrétaire du PS, a rendu hommage mardi, au nom du parti qu'elle dirige, à Danielle Mitterrand, morte dans la nuit, assurant que «la France perd une conscience qui savait lui parler en face». Elle «avait la force, la noblesse et la générosité des êtres que l'on pensait éternels», écrit la maire de Lille dans un communiqué.

Jack Lang, ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, sur France Info: «Immense douleur. Ce départ est une rupture avec tout un pan de vie.» «Pour avoir été assez lié avec l'intimité du couple, je peux dire qu'il y avait entre l'un et l'autre une affection qui les soudait dans les épreuves.»

«C'était une femme courage, prête au combat en faveur des causes qui lui tenaient à coeur.» «Il est arrivé que sur des sujets touchant à des questions internationales, la situation au Maroc, les Kurdes», elle s'oppose à son mari. «Mais c'était toujours très affectueux, respectueux.» «Danielle a préservé en permanence une relation de fidélité totale admirative et amoureuse à l'égard de François Mitterrand. Et c'était réciproque.»

Henri Emmanuelli, député PS: «J'ai beaucoup de tristesse (...) C'était une personne très engagée, très droite, très sympathique. Je pense que beaucoup de gens seront tristes d'apprendre cette nouvelle. Je retiens son côté militant sur toutes les causes. Elle était toujours prête à en découdre pour ce qu'elle pensait être la vérité ou le bien (...) Elle était avec lui (François Mitterrand) et à côté de lui. C'était une personnalité très forte. Ils étaient d'accord sur l'essentiel (...) Elle a été quelqu'un de très important pour lui.» (France Info)

François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat, dans un communiqué: «Avec la disparition de Danielle Mitterrand, les déshérités, les sans-grade, et les exclus de toute notre planète perdent une de leur plus ferventes porte-parole.»

Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, dans un communiqué: «Avec elle disparaît une militante inlassable et ardente des droits de l'Homme. A travers la fondation France Libertés, elle a su défendre et illustrer des causes justes et courageuses, en refusant toutes les formes de compromission ou de résignation. Le combat des dernières années de sa vie pour l'accès universel à l'eau exprime en particulier une exigence fondamentale pour l'avenir commun de l'humanité. C'est aujourd'hui une figure éminente de la mémoire et de l'identité de la gauche qui nous quitte.»

Ségolène Royal, ex-candidate à l'Elysée, a déclaré mardi avoir appris «avec tristesse la disparition de Danielle Mitterrand, une grande dame» qui résistait contre «toutes les formes d'oppression». «C'est une grande dame qui s'éteint, une militante inlassable des droits humains, une passionnée de la défense des grandes causes comme l'accès à l'eau potable, une résistante dès la première heure contre toutes les formes d'oppression», écrit la présidente de Poitou-Charentes dans un communiqué. «La vie lui a réservé des épreuves qu'elle a surmontées avec dignité et courage», ajoute Mme Royal.

Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France : «La vie de cette femme exceptionnelle, d'un courage remarquable, d'une ténacité exceptionnelle, d'une indépendance totale jusqu'au bout, est un exemple qui doit inspirer tous ceux qui croient à la justice, aux combats pour l'égalité, le respect et le progrès.» (communiqué)

Jean Glavany, député PS, dans les couloirs de l'Assemblée : «Depuis l'annonce de son décès, je pense beaucoup au livre de Stéphane Hessel 'Indignez-vous', Danielle Mitterrand c'était 'engagez vous': engagée très tôt dans la Résistance à 17 ans, politiquement dans tous les combats de son mari, engagée humanitairement. C'était une femme de caractère, une femme d'engagement juvénile, à 87 ans j'ai parlé avec elle ces derniers mois, elle avait la même révolte, la même colère qu'à 17 ans, elle voulait changer le monde".

Le Mouvement des Jeunes socialistes, dans un communiqué: «Femme de conviction, elle a toujours mis au profit des autres son énergie et son temps. Ces deux dernières années les Jeunes socialistes ont été étroitement aux côtés de Danielle Mitterrand et de sa fondation France Libertés pour faire de l'eau un bien commun de l'humanité.» (AFP)

Danielle Mitterrand à Douarnenez, accueillie par des socialistes finistériens : Yolande Boyer et Kofi Yamgnane, parlementaires, Annick Le Goff, Albert Billon, Tangi Youinou et Jean-Claude Perchec, élus douarnenistes - été 2003